On recommande aux jeunes de servir les autres de manière anonyme

On recommande aux jeunes de servir les autres de manière anonyme

Les jeunes de l’Église commencent une nouvelle année et ils ont aussi reçu un nouveau thème des activités d’échange qui sera au centre des conférences de la jeunesse, des camps, des programmes et des leçons tout au long de l’année.

Le thème de cette année se trouve dans D&A 4:2 : « C’est pourquoi, Ô vous qui vous embarquez dans le service de Dieu, veillez à le servir de tout votre cœur, de tout votre pouvoir, de tout votre esprit et de toutes vos forces afin d’être innocents devant Dieu au dernier jour. »

Le mot « embarquez » inspire des idées de voyage en mer. Nous espérons qu’en 2015 nos jeunes se lanceront dans un voyage de découverte des nombreuses manières dont ils peuvent servir leur entourage et ce faisant règleront leurs radars pour écouter les signaux de détresse qui les amèneront à trouver les personnes qui ont besoin d’une main serviable.

Le service a toujours été une partie importante du programme des jeunes de l’Église. Les jeunes se réunissent pour accomplir des projets de service, faire du jardinage pour des personnes âgées, aider les nécessiteux et donner de leur temps pour de nobles causes. Ces efforts sont remarquables et très appréciés des personnes qu’ils servent.

Il est aussi recommandé aux jeunes de parler des bonnes choses qu’ils font à leurs amis et leurs connaissances par l’intermédiaire des sites de réseaux sociaux tels que Facebook et Instagram, inspirant souvent d’autres personnes à accomplir leurs propres actes de service. Il y a des moments où parler de ces choses est bon, inspirant et fait beaucoup de bien. Si vous désirez des exemples, consultez le nouveau clip vidéo qui se trouve sur le site Internet des jeunes de l’Église à www.lds.org/youth/theme/2015.

Cependant, il y a un autre aspect du service que nous espérons que nos jeunes apprendront aussi cette année. Il implique de capter les signaux de détresse très discrets que les gens envoient parfois et à servir en secret ou anonymement sans espérer de récompense ni de reconnaissance.

Cet aspect du service est illustré par une histoire qu’un ami m’a récemment raconté à propos de sa fille, Katie, qui avait alors 16 ans. Elle avait remarqué la tristesse d’une femme de sa paroisse récemment veuve et avait décidé de se lier d’amitié avec elle. Mon amie avait remarqué les absences fréquentes de sa fille, et quand elle lui demandait où elle avait été, Katie lui dit simplement qu’elle avait été chez cette veuve pour une petite visite. On la voyait souvent une fleur à la main lorsqu’elle se dirigeait vers la maison de sa nouvelle amie ou on la remarquait ratisser les feuilles de son jardin. Sa mère s’est vite rendu compte que personne n’avait demandé à sa fille de se lier d’amitié avec cette sœur ; elle avait plutôt vu un besoin et avait décidé d’y répondre elle-même discrètement. Ensemble elles ont noué une douce amitié qui a duré jusqu’au décès de cette veuve, de nombreuses années plus tard.

Cette jeune fille avait compris la joie d’accomplir des services discrètement et sans roulements de tambour. Le Sauveur, Jésus-Christ, a enseigné : « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. […] Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite » (Matthieu 6:1, 3). Il y aurait beaucoup à dire sur les actes de service discrets dont personne ne sait jamais rien si ce n’est le bénéficiaire et celui qui les accomplit.

Le meilleur endroit pour accomplir ce genre de service est au sein de notre propre famille. Voir un besoin et y répondre augmentera l’amour de celui qui donne et celui qui reçoit. Aider son jeune frère ou sa jeune sœur à faire ses devoirs, sortir les poubelles sans que ce soit demandé, ranger une pièce sans que personne ne le voit, offrir un mot d’encouragement à un membre de la famille découragé sont tous des petits actes de service discrets qui suscitent l’amour et favorisent la présence de l’Esprit dans une famille et un foyer. Toute une famille est bénie quand ne serait-ce qu’un seul membre de la famille recherche de petits moyens discrets de servir son entourage. Combien plus toute la famille est-elle bénie quand tout le monde recherche des moyens de rendre service ?

On trouve aussi des occasions de servir par de petits moyens discrets en dehors de la famille et du foyer. Le cadre de l’Église fournit de nombreuses occasions de servir et se sont souvent les plus petits gestes généreux qui peuvent avoir la plus grande influence dans la vie des gens. Aider une jeune mère occupée par ses enfants pendant la réunion de Sainte-Cène, demander à quelqu’un qui est seul de s’asseoir à côté de vous, faire l’effort de se tourner vers quelqu’un qui a du mal à s’intégrer ou appeler quelqu’un qui a manqué une réunion, toutes ces choses peuvent avoir une immense influence sur une personne en difficulté.

Une révélation du Seigneur, donnée par l’intermédiaire de Joseph Smith, nous dit : « Sois donc fidèle […] va au secours des faibles, fortifie les mains languissantes et affermis les genoux qui chancellent » (D&A 81:5). Il n’y a pas de meilleur moyen d’imiter le Sauveur que de faire preuve d’amour chrétien en servant les personnes qui nous entourent et d’encourager, de modeler et d’enseigner à nos enfants à faire de même. Quand nos jeunes édifient les autres, ils commencent à se considérer comme des membres utiles et précieux de la communauté. Lorsqu’ils sortent de leur coquille pour trouver des moyens de servir, leurs propres problèmes paraissent moins décourageants.

Ces deux types de service sont précieux : les projets de service qui bénéficient souvent à beaucoup de gens et les petits actes d’amour discrets qui touchent seulement celui qui donne et celui qui reçoit. Le thème des activités d’échange de 2015 est un grand rappel à écouter avec zèle les signaux de détresse des personnes dans le besoin et à trouver des moyens de discrètement et fidèlement suivre l’exemple du Sauveur de s’aimer les uns les autres.